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Société

« Proies faciles », « épouses de second choix » : les femmes divorcées face au poids des préjugés

Au Sénégal, les femmes divorcées subissent de forts préjugés, étant souvent perçues comme responsables de l'échec du mariage et marginalisées. Cette stigmatisation, ancrée dans des croyances traditionnelles, persiste malgré les souffrances vécues. Des voix s'élèvent pour un changement de mentalité afin que le divorce soit vu comme une étape de vie et non une honte.

Ablaye Gadiaga Sarr, Senewebdim. 21 juin 20262min de lecture
« Proies faciles », « épouses de second choix » : les femmes divorcées face au poids des préjugés

Dans la société sénégalaise, le mariage est souvent perçu comme l'aboutissement naturel de la vie d'une femme. Dès le plus jeune âge, les filles grandissent avec l'idée que leur réussite passe par la stabilité de leur foyer et la préservation de leur union conjugale. Dans ce contexte, le divorce est généralement considéré comme un échec, surtout lorsqu'il concerne une femme. Au-delà de la rupture sentimentale, celle-ci doit souvent affronter le regard accusateur de son entourage, les préjugés de la société et parfois même le rejet de sa propre famille.

Pour beaucoup de Sénégalaises, divorcer ne signifie pas seulement mettre fin à un mariage devenu invivable. C'est aussi entrer dans une nouvelle vie marquée par les jugements, les soupçons et une forme de marginalisation sociale qui peut s'avérer aussi douloureuse que la séparation elle-même.

Dans l'imaginaire collectif, la femme divorcée est souvent perçue comme celle qui n'a pas su préserver son ménage. Peu importe les raisons de la rupture, la responsabilité lui est fréquemment attribuée.

« Ils veulent que leurs filles divorcées retrouvent un mari, mais refusent que leurs fils épousent des femmes divorcées. Pourquoi ? », s'interroge une internaute dans une publication qui a provoqué beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux.

Discussion

« Comment expliquer que, dans une société où le mariage est présenté comme un partenariat, l’échec de cette union reste exclusivement imputé aux femmes, et non aux hommes ? »