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Société

Sunulife · dim. 26 avr. 2026 · 2min de lecture

Le vertige de la vitesse : Naviguer le stress dans une Afrique qui s'emballe

Le vertige de la vitesse : Naviguer le stress dans une Afrique qui s'emballe

Il y a quelques jours, un article prédisait l'avènement proche des lunettes connectées, promettant un monde où l'information se superposerait à chaque regard. Une perspective fascinante, sans doute, mais qui soulève une question lancinante : dans une société déjà saturée de sollicitations, que deviendra notre capacité à simplement être ? À Dakar, Lagos ou Nairobi, cette interrogation n'est pas un luxe de privilégiés. Elle est le symptôme d'une mutation profonde, où la promesse d'un avenir radieux se heurte à la matérialité d'un présent épuisant. Le stress, ce mot-valise dont on use et abuse, est devenu le compagnon silencieux de l'Africain urbain. On le réduit souvent à un mécanisme physiologique, une décharge de cortisol, une réponse de combat ou de fuite. Mais cette lecture, empruntée aux manuels occidentaux, occulte l'essentiel : le stress, chez nous, est aussi une affaire de temporalités brisées. C'est le décalage entre le rythme d'une mondialisation qui exige d'être connecté 24 heures sur 24 et celui d'une administration qui fonctionne encore au rythme du soleil. C'est l'écart entre l'image du jeune startuppeur qui lève des fonds à San Francisco et celle du diplômé qui, à Ouagadougou, attend des mois un premier emploi. Ce stress-là n'est pas simplement une affaire de glandes surrénales ; il est le produit d'une histoire, d'une économie et d'une culture. Pourtant, à écouter certains discours, on croirait que le stress est une maladie importée, un luxe de nantis. Rien n'es