Société
Sunulife · sam. 21 févr. 2026 · 2 min de lecture
Le mouridisme, un tailleur silencieux qui rhabille les âmes

Le mouridisme ne se défend pas ; tel le temps qui passe, il s’impose par l’évidence de son expérience vécue. Combien de Sénégalais, mus par la précipitation ou le préjugé, critiquent sans recherche ni réflexion ? Combien ont laissé leur âme se laisser envahir par des défauts qui, une fois incrustés, minent le succès personnel et collectif ? Quand l’homme devient esclave de son ego ignorant, il étouffe en lui l’amour de la vertu et se livre en proie à ses passions, frustré de bonheur véritable et privé de boussole morale. Je ne suis pas un apologiste du mouridisme ; je rapporte simplement des faits tirés de mon modeste parcours, pour illustrer la sagesse de Mao Zedong : « La vérité émerge de la pratique ; c’est par la pratique qu’on la conçoit, et c’est par la pratique qu’on la corrige. » Choc des cultures ? Non, simple erreur de casting Né à Ziguinchor, en Casamance, j’ai longtemps partagé avec mes amis une vision erronée du mouridisme. Tout comme on caricature souvent les Casamançais en indépendantistes, le mouridisme peine à s’imposer dans certaines zones du sud du Sénégal, victime de stéréotypes tenaces. Les plus prompts à juger sont souvent les moins informés. Enfant, un proche de la famille me dépeignait le mouride comme ce Baye Fall au gourdin, mendiant de porte en porte avec tous les qualificatifs péjoratifs imaginables. À 23 ans, un camarade de l’UCAD me demandait encore comment me comporter face aux « animaux sauvages » la nuit à Ziguinchor. Ces clichés persistent, m





