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Société

Issa · dim. 22 juin 2025 · 4min de lecture

Debout, Sénégal ! Le cri d’un jeune sans excuses

Debout, Sénégal ! Le cri d’un jeune sans excuses
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Ma réalité, ma détermination

Je suis un jeune Sénégalais, né dans un monde où les opportunités sont rares. Sans diplôme ni emploi de bureau, sans parents fortunés pour me soutenir, je ne peux ni m’habiller comme mes amis issus de familles aisées, ni m’offrir les plaisirs que d’autres considèrent comme acquis. La chance ne m’a pas encore souri. Mais je suis en vie, et cela suffit. Tant que je respire, l’espoir demeure. Je refuse de laisser le désespoir me définir.

Choisir la dignité plutôt que le désespoir

Je ne m’immolerai pas par le feu, car cela me priverait de cette vie et de l’au-delà. Je ne volerai pas, je n’agresserai pas, car ceux que je pourrais blesser ne sont pas responsables de ma situation. Je suis le seul maître de mon destin. Je ne vendrai pas mon corps, car mes futurs enfants méritent un père dont ils pourront être fiers, et non un homme traité de gigolo. Je ne tendrai pas la main, car mon pays mérite mieux que de voir ses jeunes réduits à la mendicité. Je ne vais pas importuner mon frère en Italie, qui construit sa propre vie. Ses rêves ne doivent pas être freinés par mes besoins. Je ne gaspillerai pas non plus mes heures à calomnier autour d’une théière, car ce temps est précieux – c’est le temps de changer ma vie.

Construire mon avenir, pas à pas

Je n’ai pas besoin d’argent pour commencer ; j’ai déjà la plus grande richesse : mes mains, mes jambes, mes yeux, mes oreilles, ma langue et mon esprit. Avec cela, je tracerai mon chemin. Je commencerai modestement. Je trouverai un tamarinier, j’en couperai des branches pour en faire des cure-dents que je vendrai au marché. Avec les pièces gagnées, je me nourrirai et épargnerai une partie. Grâce à ces économies, j’achèterai du café Touba, du thé ou du mil pour vendre du café chaud, du thé ou de la bouillie de mil. Ce sera mon repas quotidien, et je continuerai d’épargner. Je mettrai les distractions de côté, éviterai les dépenses inutiles que mes amis s’offrent, car je n’ai pas leur argent. Je me concentrerai sur mon avenir et vivrai selon mes moyens, en épargnant encore et encore. Un jour, avec assez d’économies, j’ouvrirai mon propre commerce. Si nécessaire, j’apprendrai de nouvelles compétences pour le faire prospérer. Ceux qui se moquaient de moi quand je vendais des cure-dents me verront d’un autre œil. Mais leur regard m’importe peu. Ce qui compte, c’est que j’aurai transformé ma vie sans voler, agresser ni mendier.

Qui suis-je ?

Je suis ce jeune Sénégalais qui, après un échec à l’école primaire, croyait que tout était fini. Je suis celui qui a failli s’immoler, pensant que tout était perdu. Mais je suis aussi celui qui a compris qu’avec mes bras, mes mains, mes yeux, ma langue et ma tête, j’ai le pouvoir de changer mon histoire. Je suis ce Sénégalais qui croit que nous devons changer nos mentalités. Nous ne pouvons pas tout attendre de l’État. Quelle que soit notre situation, il est possible de se relever sans recourir au crime, à la prostitution ou à la mendicité. Je suis ce Sénégalais qui lutte contre la facilité et qui sait que la réussite ne tombe pas du ciel. Comme notre foi nous l’enseigne, Dieu aide ceux qui s’aident eux-mêmes.

Un appel à mes frères et sœurs

Je rêve d’un Sénégal où chaque jeune dans ma situation prend son destin en main. Le chômage n’est pas une fatalité – nous pouvons le vaincre. Je l’ai fait, en partant de rien d’autre que ma détermination. Il n’est jamais trop tard. Débarrassons-nous des excuses et des complexes. Faisons preuve de réalisme et d’engagement. Ensemble, transformons le Sénégal. Que Dieu bénisse notre Sénégal. Note : Cette histoire est un appel à réveiller la jeunesse sénégalaise, à changer les mentalités et à agir pour façonner son avenir sans tout attendre de l’État.