Société
Issa · dim. 22 juin 2025 · 2 min de lecture
Debout, Sénégal ! Le cri d’un jeune sans excuses

Ma réalité, ma détermination Je suis un jeune Sénégalais, né dans un monde où les opportunités sont rares. Sans diplôme ni emploi de bureau, sans parents fortunés pour me soutenir, je ne peux ni m’habiller comme mes amis issus de familles aisées, ni m’offrir les plaisirs que d’autres considèrent comme acquis. La chance ne m’a pas encore souri. Mais je suis en vie, et cela suffit. Tant que je respire, l’espoir demeure. Je refuse de laisser le désespoir me définir. Choisir la dignité plutôt que le désespoir Je ne m’immolerai pas par le feu, car cela me priverait de cette vie et de l’au-delà. Je ne volerai pas, je n’agresserai pas, car ceux que je pourrais blesser ne sont pas responsables de ma situation. Je suis le seul maître de mon destin. Je ne vendrai pas mon corps, car mes futurs enfants méritent un père dont ils pourront être fiers, et non un homme traité de gigolo. Je ne tendrai pas la main, car mon pays mérite mieux que de voir ses jeunes réduits à la mendicité. Je ne vais pas importuner mon frère en Italie, qui construit sa propre vie. Ses rêves ne doivent pas être freinés par mes besoins. Je ne gaspillerai pas non plus mes heures à calomnier autour d’une théière, car ce temps est précieux – c’est le temps de changer ma vie. Construire mon avenir, pas à pas Je n’ai pas besoin d’argent pour commencer ; j’ai déjà la plus grande richesse : mes mains, mes jambes, mes yeux, mes oreilles, ma langue et mon esprit. Avec cela, je tracerai mon chemin. Je commencerai modestement.





