Vous vous sentez mal aimé au travail ? Pourquoi rester sur la défensive freine votre réussite
Rester sur la défensive face à des collègues hostiles peut nuire à la carrière des leaders noirs de la diaspora, même si l’hostilité est réelle. L’article invite à classer l’animosité comme un risque à gérer, en s’appuyant sur quatre valeurs sénégalaises, plutôt qu’à y réagir chaque jour.
Beaucoup d'entre nous, dans la diaspora, portent deux choses dans chaque milieu de travail. La première, ce sont les valeurs avec lesquelles nous avons grandi. La seconde, c'est le souvenir de chaque fois où quelqu'un qui nous ressemblait a été mis de côté. Ce souvenir nous garde en éveil, et parfois il nous protège. Mais il peut aussi se figer en une posture défensive permanente qui joue discrètement contre nous.
Cet article examine ce coût caché. Il s'adresse aux professionnels noirs, aux immigrants et aux enfants d'immigrants, et à toute personne qui est déjà entrée dans une réunion prête à se battre. Il reconnaît les vraies raisons pour lesquelles nous levons notre garde. Puis il propose une autre approche, fondée sur la recherche en leadership et sur quatre valeurs sénégalaises — le jom, la kersa, le muñ et la teranga — qui ont aidé des générations à garder leur dignité sous la pression.
Prenons un cadre supérieur que nous appellerons Moussa. Né à Dakar, il est arrivé au Canada dans la vingtaine avec un diplôme, un accent, et une famille au pays qui voyait sa réussite comme la sienne. Vingt ans plus tard, il occupe un poste de direction qu'il a durement gagné. Il est brillant, bien préparé et respecté par son équipe. Il est aussi épuisé.
Comment les quatre valeurs sénégalaises peuvent-elles aider les leaders noirs de la diaspora à traiter l’hostilité au travail comme un risque à gérer plutôt qu’une blessure quotidienne, sans pour autant excuser l’injustice ?