Aller au contenu principal
Réussite

Sunulife · jeu. 25 juin 2026 · 2min de lecture

Mohamed Diop : « La logistique africaine doit s’inventer des corridors fluides, digitaux et intégrés »

Mohamed Diop : « La logistique africaine doit s’inventer des corridors fluides, digitaux et intégrés »

Le continent africain est à un carrefour. Alors que les chaînes d’approvisionnement mondiales se recomposent sous l’effet des tensions géopolitiques, l’Afrique doit inventer sa propre réponse logistique. C’est le message porté par Mohamed Diop, directeur général délégué Afrique d’Africa Global Logistics (AGL), lors de l’Africa CEO Forum 2026. Pour lui, la compétitivité du continent ne passera pas par des ports ultra-modernes isolés, mais par des corridors fluides, digitaux et intégrés. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) est en marche, mais son succès repose sur une infrastructure qui, aujourd’hui, peine à suivre. Les marchandises mettent encore trop de temps à traverser les frontières, les coûts logistiques restent prohibitifs, et le transport fluvial, lui, demeure largement sous-exploité. Diop ne mâche pas ses mots : « Nous devons passer d’une logistique de points à une logistique de flux. » Le potentiel des voies navigables intérieures est pourtant immense. Le fleuve Congo, le Niger, le Sénégal… Ces artères naturelles pourraient désengorger les routes et réduire l’empreinte carbone du transport. Mais il faut des investissements, de la volonté politique, et une coordination régionale qui, jusqu’ici, fait défaut. AGL, avec son réseau panafricain, se positionne comme un acteur clé de cette transformation. L’autre urgence, c’est le digital. « Un corridor intelligent, c’est un corridor où chaque conteneur est tracé, où les douanes sont dématérialisées, où l