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Sunulife · mar. 9 juin 2026 · 2 min de lecture
L'argent qui dort : pourquoi l'Afrique doit réveiller son capital intérieur

Il est fascinant d'observer comment, pendant des décennies, le récit dominant du développement africain a été celui de l'attente. Nous attendions l'investisseur étranger, le fonds souverain lointain, la banque multilatérale. Nous tendions la main, espérant que quelqu'un, quelque part, veuille bien nous prêter de l'argent pour construire nos routes, nos usines, nos rêves. Mais pendant ce temps, une somme colossale — des milliards de dollars — dormait tranquillement dans des comptes bancaires à l'étranger, dans des matelas, dans des biens immobiliers sous-valorisés, ou pire encore, dans l'informel, sans jamais être productive. Cette somme, c'est notre propre capital. Et il est temps de le réveiller. Regardez le parcours d'entrepreneurs comme ceux de Toasties au Nigeria. Ils n'ont pas attendu un chèque miraculeux de la Silicon Valley. Ils ont construit, brique par brique, une chaîne de restaurants qui répond à un besoin réel — celui d'une classe moyenne urbaine qui veut manger rapidement, bien, et à un prix juste. Leur croissance n'a pas été financée par un fonds d'investissement étranger, mais par une combinaison d'épargne personnelle, de prêts familiaux, et de réinvestissement systématique des bénéfices. C'est cela, la finance africaine dans sa forme la plus pure : patiente, relationnelle, et profondément ancrée dans la réalité du terrain. Pourtant, nous sous-estimons encore trop souvent la puissance de notre propre épargne collective. Les tontines, ces cercles d'épargne infor





