Ma vie amoureuse à moi, des questions sans réponses (l'histoire de Nabou, 28 ans)
À 28 ans, Nabou, Sénégalaise pieuse et investie, raconte sa solitude amoureuse persistante malgré sa recherche sincère d'un partenaire pour fonder une famille. Son récit évoque des relations passées douloureuses et un espoir romantique qui demeure.

Je me réveille tous les matins aux aurores, vers 5 heures, quand le monde est encore enveloppé de nuit. La routine est gravée en moi comme un chemin usé : une douche rapide pour chasser les traces du sommeil, un petit-déjeuner simple – peut-être du pain avec de la confiture ou un bol de bouillie – puis mes prières. Je récite mon wird, ces mots sacrés qui me recentrent, avant de plonger dans les rues animées de Dakar. À 6 heures, je suis en route pour mon stage, slalomant dans le trafic chaotique, entre les klaxons des taxis et l’odeur des marchands de rue qui allument leurs braseros. La journée s’étire jusqu’au soir, parfois jusqu’à 21 heures, quand je rentre enfin, vidée. Une autre douche pour laver la poussière et la sueur du jour, encore des prières pour trouver un peu de paix, et au lit. Lumière éteinte. Et on recommence. C’est ma vie, jour après jour. Pas de petit copain pour me murmurer des mots doux à l’oreille. Pas de rendez-vous romantiques sous les étoiles, pas de dîners aux chandelles dans un petit resto cosy où l’on se confie des secrets en riant. Rien pour pimenter l’existence d’une fille qui vient tout juste d’avoir 28 ans. Oui, je vieillis – je le sais bien. Autour de moi, les amies et connaissances se marient les unes après les autres, construisent des vies stables avec des hommes qui les adorent. Les annonces de fiançailles inondent mes réseaux, les bagues scintillent comme des reproches. Et moi ? Rien. Zéro. Rien du tout. Pourquoi ? C’est la question qui me
