Aller au contenu principal
Récits

Ma vie amoureuse à moi, des questions sans réponses (l'histoire de Nabou, 28 ans)

À 28 ans, Nabou, Sénégalaise pieuse et investie, raconte sa solitude amoureuse persistante malgré sa recherche sincère d'un partenaire pour fonder une famille. Son récit évoque des relations passées douloureuses et un espoir romantique qui demeure.

Naboumar. 3 mars 202616min de lecture
Ma vie amoureuse à moi, des questions sans réponses (l'histoire de Nabou, 28 ans)
Je me réveille tous les matins aux aurores, vers 5 heures, quand le monde est encore enveloppé de nuit. La routine est gravée en moi comme un chemin usé : une douche rapide pour chasser les traces du sommeil, un petit-déjeuner simple – peut-être du pain avec de la confiture ou un bol de bouillie – puis mes prières. Je récite mon wird, ces mots sacrés qui me recentrent, avant de plonger dans les rues animées de Dakar. À 6 heures, je suis en route pour mon stage, slalomant dans le trafic chaotique, entre les klaxons des taxis et l’odeur des marchands de rue qui allument leurs braseros. La journée s’étire jusqu’au soir, parfois jusqu’à 21 heures, quand je rentre enfin, vidée. Une autre douche pour laver la poussière et la sueur du jour, encore des prières pour trouver un peu de paix, et au lit. Lumière éteinte. Et on recommence. C’est ma vie, jour après jour. Pas de petit copain pour me murmurer des mots doux à l’oreille. Pas de rendez-vous romantiques sous les étoiles, pas de dîners aux chandelles dans un petit resto cosy où l’on se confie des secrets en riant. Rien pour pimenter l’existence d’une fille qui vient tout juste d’avoir 28 ans. Oui, je vieillis – je le sais bien. Autour de moi, les amies et connaissances se marient les unes après les autres, construisent des vies stables avec des hommes qui les adorent. Les annonces de fiançailles inondent mes réseaux, les bagues scintillent comme des reproches. Et moi ? Rien. Zéro. Rien du tout. Pourquoi ? C’est la question qui me hante chaque jour. J’ai eu des copains avant – des relations qui ont duré un temps, d’autres qui se sont éteintes comme une allumette dans le vent. Je suis fidèle à en crever, attentionnée, compréhensive, je m’investis à fond. Et pourtant, à chaque fois, ça finit mal. Plouf – dans l’eau. Encore et encore. Le dernier en date ? Ça fait presque deux mois que ça a explosé, mais les plaies sont encore à vif. Avant lui, j’étais restée célibataire plus d’un an, volontairement. J’avais besoin de faire le vide, de prendre du recul pour mieux sauter. Puis je l’ai rencontré par l’intermédiaire de son grand frère – un gars qui était devenu comme un confident pour moi. Ça a commencé doucement : discussions, SMS de plus en plus longs et intimes. On a fini par sortir ensemble, et j’ai réussi à me convaincre que c’était Lui. Celui qui allait me passer la bague au doigt, comme disent les toubabs. Mais ça a tourné au pire cauchemar de ma vie amoureuse. Un mec distant, lunatique, imprévisible. Un jour tendre, le lendemain fantôme. Je l’aimais trop – bien trop – pour partir facilement, mais à la fin, je ne supportais plus les montagnes russes émotionnelles. Être traitée comme une option ? Plus jamais. Les nuits sont les plus dures. Je reste allongée dans le noir, les larmes coulent sans bruit, trempent l’oreiller. Parfois même en plein jour, la solitude me frappe comme une vague et je me demande : est-ce que je n’ai pas droit au bonheur, moi aussi ? Pourquoi mes relations ne durent jamais ? Suis-je trop gentille ? Trop naïve ? Trop collante ? Ces questions tournent en boucle dans ma tête comme une tempête, sans réponse. J’ai même pensé à faire comme les autres filles, à jouer le jeu du mbarane – des relations sans attaches, du fun sans lendemain. Mais je n’y arrive pas. Je ne sais pas tricher avec mes sentiments. Quand j’aime, c’est vrai, c’est profond, ça me consume. J’essaie de me concentrer sur le boulot, sur ma carrière en santé publique, mais ça revient toujours. Surtout quand mon entourage n’arrête pas de parler de mariages. Pfff… Je suis sincèrement contente pour elles, mais à quand le mien ? Mon Dieu, à quand ? Je suis nouvelle ici pour me confier comme ça – je suis réservée de nature, je n’aime pas m’ouvrir. Mais voilà, je vide mon sac, en espérant que ça allège un peu. Peut-être que je continuerai… ou peut-être pas. L’aventure m’appelle encore, alors je poursuis mon monologue solitaire pour vider mon cœur et mon esprit. Je viens de rentrer, il est presque 22 heures, après m’être fait malmener par un minibus Tata – ces chauffeurs conduisent comme ceux des vieux Cars Rapides : sans foi ni loi. « Ah kéne meunoul wakh lépp nak ! » Maintenant, au lit, la solitude est encore plus pesante. Ce serait tellement divin d’entendre une voix masculine me dire des mots tendres au téléphone avant de dormir. C’est ça l’amour – C.C.A. Mais bon… Je garde espoir. Chaque matin, je me lève en me disant qu’aujourd’hui, peut-être, je croiserai mon prince charmant. Humm mm, je suis romantique et je l’assume à fond ! Pour changer un peu, ma vie n’a pas toujours été que chagrin. J’ai grandi protégée, aînée de la famille, gâtée parce que j’étais souvent malade. Mes parents m’ont chouchoutée. À l’école, j’étais bonne élève, je me suis battue face aux aléas de la vie. Adolescente, c’était la belle vie : plages, restos, boîtes de nuit avec ma sœur et nos meilleures copines. On dansait jusqu’à l’aube, les rires résonnaient sous les néons. Mais avec le temps, je me suis assagie, je suis devenue casanière – même si je l’ai toujours été un peu. Aujourd’hui, ma religion est mon ancre. J’essaie de vivre selon ses préceptes, j’ai mis le voile et je ne me suis jamais sentie aussi bien. J’ai commencé à travailler à 22 ans, pendant trois ans, avant de reprendre les études. Aujourd’hui, avec mon master en santé publique en poche, je fais un stage d’application, je cherche un vrai boulot, j’attends des jours meilleurs. La seule chose qui manque ? Un homme bien : sincère, attentionné, compréhensif, pieux. À mes côtés pour toujours. Je crois qu’il viendra. En attendant, je continue ma petite vie tranquille… Il y en a eu d’autres qui m’ont marquée, mais… Mon premier copain, je l’ai eu à 15 ans, en seconde. Un mec que je trouvais frimeur au début – trop de style. Beau gosse, star du foot, tout le monde l’appelait Fadiga à cause de sa ressemblance avec la légende. Je l’ignorais, je lui parlais à peine en classe ou dans la cour, même s’il faisait tout pour être gentil. Mais quand il m’a avoué ses sentiments, quelque chose a bougé. On a commencé à sortir ensemble, et Ndeyssaneeee, c’était magique – mon premier amour. On partageait la même table, on discutait à la récré, il m’attendait toujours jusqu’à ce que ma voiture arrive, on se tenait la main tout le temps. Pas de stress, juste l’amour ado : poèmes, appels tard le soir, baisers volés dans les coins discrets. Un amour à l’eau de rose, doux et sans complications. On est restés ensemble presque trois ans, jusqu’à ce que d’autres filles s’en mêlent et gâchent tout. Il a essayé de revenir des années plus tard, mais j’avais tourné la page. Pourtant, je suis nostalgique de ces moments où le bonheur était si simple. « Di béguééé koi. » Pourquoi je n’arrive plus à retrouver ça ? Être collés l’un à l’autre, sorties le week-end dans des petits coins sympas comme Bou BEUKHH, petits cadeaux, compréhension mutuelle, discussions profondes sur la vie. Un homme qui est d’abord un frère, un ami – Bilay walay ! C’est tout ce que je veux. Bien sûr, il y en a eu d’autres qui ont laissé des traces. L’un d’eux, je l’ai retrouvé il y a quelques mois sur Facebook. Il était marié, divorcé récemment. On s’était connus quand j’étais étudiante sage-femme : il m’avait vue en boîte, avait tout fait pour avoir mon numéro – le tralala habituel. Il m’a plu, on s’est mis ensemble. C’est le seul qui m’a larguée (d’habitude, c’est moi qui mets fin). Son prétexte : j’étais trop timide et je ne couchais pas. J’ai pleuré toute la nuit, j’ai cru que j’allais m’effondrer. Tourner la page a été un calvaire, parce que quand j’aime, j’aime du fond du cœur, sans demi-mesure. Aujourd’hui, je suis sa confidente, mais plus jamais sa copine. Ça, non ! Il y en a eu d’autres qui m’ont marquée, mais… Week-ends : moment de détente, de repos, et pour les amoureux, de retrouvailles. Aujourd’hui, j’ai eu envie de sortir sans but précis. J’avais promis à ma cousine de passer, mais j’ai annulé à la dernière minute – je n’avais pas la force d’écouter ses plaintes, trop de secrets lourds dans ma tête. Alors je suis allée m’installer dans un coin sympa, j’ai commandé à manger, sorti mon ordi pour bosser sur des données à analyser, tout en profitant de l’ambiance. Peu à peu, l’endroit s’est rempli de couples : mains enlacées, rires complices, certains tentaient de sauver leur relation. Et moi, seule, je les observais en cachette, le cœur serré. En scrollant Facebook – parce que tout se passe sur Facebook, non ? – j’ai vu que l’une des copines de ma petite sœur s’était mariée aujourd’hui. J’avais oublié la date, elle m’avait prévenue par mail. Ndeyssane, lune de miel, nuit de noces, réception… Vive les mariés ! Mais ça m’a remuée au plus profond : j’ai envie d’un bébé. Nakkk, d’abord un bon mari, puis un enfant. Me promener comme ces couples que j’ai croisés en rentrant, avec un nouveau papa poule tenant son bébé avec tendresse. J’adore ces hommes-là. J’espère que le mien sera comme ça. J’ai tenu des milliers de bébés dans mes mains en tant que sage-femme, partagé la joie des parents. Là, je veux tenir le mien, ressentir cette lumière sur mon visage, voir la fierté dans les yeux de mon mari. Des moments de pur bonheur ! Je rêve d’un mari attentionné, gentil, pieux, doux – toutes les belles qualités, oui. Récemment, j’en ai parlé à mon ex : je lui ai dit que je voulais vraiment que ça aboutisse, qu’on ait notre famille. Mais ça n’a pas marché. La question reste : à quand mon tour chez le coiffeur ? Bon ou mauvais coiffeur, peu importe, je veux vivre une belle histoire, me marier. Le reste, on gérera après. Je ne suis pas pressée, mais j’ai besoin de stabilité… Assez pour ce soir. Je range mes affaires, je paie, je rentre. Bon week-end à tous les amoureux – seulement aux amoureux, nakkkkkkk ! « Je pouvais plus supporter toute cette mascarade… » : Ma vie amoureuse à moi, des questions sans réponses (5) Aujourd’hui, je me suis levée avec l’envie de rester cloîtrée chez moi. Repos après deux semaines intenses, besoin de méditer seule avec un bon livre ou un film. Alors voilà : je me lève, je nettoie ma chambre, j’allume de l’encens pour parfumer l’air, je m’installe dans mon coin. La semaine a été plutôt calme : boulot-maison-dodo. À ce rythme, je vais mourir vieille fille – d’autant que beaucoup pensent que les voilées sont forcément mariées. Ndeyssane, deux personnes me l’ont dit le même jour : « Ici, ndékétéyo, on pensait que t’étais mariée – affaire bou graw ! » Depuis un moment, j’ai peur d’aimer à nouveau. Peur d’encaisser encore une rupture, une déception. Chaque fois, ça a été dur à surmonter, même si j’ai fini par m’en remettre. Cette peur m’enveloppe de plus en plus. Aujourd’hui plus que jamais, je croise des hommes qui s’intéressent à moi, mais je prends mes distances. Je ne veux plus revivre ça. Je sors tout juste d’une relation qui m’a brisée. J’ai vraiment souffert, je fais semblant d’être forte, mais au fond je suis fragile, timide, ultra-romantique. Cet homme-là, je l’ai connu grâce à son grand frère, qui était devenu mon confident – le grand frère que je n’ai jamais eu. À travers nos longues discussions et mon intérêt pour la religion, il m’a parlé de son petit frère qui avait soi-disant les mêmes goûts que moi. Il m’a donné son numéro pour échanger sur des sujets religieux. Ça a commencé comme ça. Au début, il était adorable : il m’envoyait des prières, on discutait des heures sur tout et n’importe quoi. Il me demandait souvent mes goûts, comment j’étais, mais j’étais en voyage hors de Dakar et je répondais toujours vaguement – je n’avais pas envie de me dévoiler. À mon retour, avec son grand frère à l’étranger, on a décidé de lui offrir un cadeau pour lui faire plaisir – il était toujours aux petits soins pour les autres. Je lui ai envoyé un SMS pour avoir son adresse : « Surprise de la part de ton frère ! » Un samedi, j’ai profité du week-end pour lui apporter le paquet. Il m’a paru simple, modeste, courtois, gentil. On a discuté un peu, puis je suis partie. Les SMS ont continué, tranquilles, jusqu’au jour où : Moi : Coucou le footballeur, ça va ? (le foot, c’est sa deuxième passion) Lui : Lol oui cava super et toi ? Moi : Cava aussi merci, tu as le bonjour de M… (son grand frère) Lui : Ah oui ce connard !!! Tu sais j’ai rêvé de toi l’autre nuit Moi : Mdrrr ah oui raconte ?? Ba diam rék ?? Lui : Sissi je te raconterai peut-être après Moi : Non vas-y je veux savoir Lui : Ok si tu insistes… En fait j’ai rêvé de toi portant mes jumelles Moi : Affaire bou graw !!! Mane miiii ??? Ah ça Lui : Excuse-moi déh je voulais pas te le dire mais tu as insisté, et là j’ai vraiment envie de mieux te connaître car peut-être que je parle à ma future femme, excuse-moi encore si je t’ai choquée Moi : Non t’as pas à t’excuser, y a rien de méchant. Juste que ça me semble bizarre surtout qu’on m’a déjà dit que j’allais en avoir – moyy lolu dale… Lui : Ah oui on te l’a déjà dit ? Moi : Sissi et plus d’une fois mais j’ai jamais prêté attention et puis j’ai une peur bleue de ça car je sais comment ça se passe vu que je suis sage-femme, mane môme tapette la lol Lui : Moi aussi c’est pourquoi ce rêve m’a paru bizarre. Je sais que j’en aurai mais là c’est autre chose car mes rêves ne me trompent presque jamais Moi : Là je sais pas quoi dire. Tu m’as vue qu’une seule fois et là ce rêve… Mais bon qui vivra verra. Je vais au lit, bonne nuit et porte-toi bien Lui : Ok bonne nuit et excuse-moi encore En allant dormir, j’avais hâte de tout raconter à son frère le lendemain. C’était trop bizarre, j’avais peur de la suite… Le lendemain, j’allume mon ordi plus tôt que prévu pour tout lui balancer. Il se connecte vers 9h. Moi : Hey frangin bien dormi ?? Lui : Oui ma puce mais toi t’as l’air perturbée, qu’est-ce qu’il y a ? Je lui raconte tout. Lui : Wawwwwww t’es sérieuse ??? Wawwwwww je n’en reviens pas tu blagues ou pas ??? Moi : Ai-je l’air de quelqu’un qui blague arrête stp Lui : Tu sais qu’il se trompe jamais. Quand il rêve de quelque chose ça arrive un jour ou l’autre Moi : Hummm peut-être mais moi ça m’intrigue Lui : Je t’avais dit qu’il était spécial non ? Et puis cette histoire de jumelles ça fait longtemps qu’on lui avait dit, toute la famille est au courant c’est (un des khalifes généraux) qui lui a dit… Wawww je n’en reviens toujours, en tout cas moi je serai ravie que tu sois ma belle-sœur Moi : Attends tu es fou ou quoi ?? Qu’est-ce que tu racontes, arrête tu veux bien ?? Lui : Non te fâche pas, je te charrie mais je sens qu’il va y avoir quelque chose entre vous deux, vous vous êtes rapprochés dernièrement et vous avez tellement de points communs Moi : Bon parlons d’autres choses tu veux, tu es con quoi Les jours passent, et comme il l’avait prédit, on s’est rapprochés sans s’en rendre compte. On est tombés amoureux. En y repensant, ce rêve a tout déclenché. Quelques semaines plus tard, on a commencé à sortir ensemble. Au début, c’était merveilleux : on se parlait tout le temps, on apprenait à se connaître (son frère nous aidait beaucoup, car ni lui ni moi n’aimions trop nous dévoiler). On se voyait pas trop souvent mais à chaque fois c’était intense : rires, câlins, moments tendres. Plus le temps passait, plus je l’aimais fort, et plus il devenait distant. Parfois bizarre, il répondait à peine, attendait toujours que je fasse le premier pas, pouvait rester des jours sans nouvelles. J’essayais d’être compréhensive mais ça me faisait mal. Je ne suis pas habituée – je suis collante de nature. Son frère me disait tout le temps d’être patiente : il avait perdu sa fiancée trois ans plus tôt, il était resté seul, s’était renfermé, passait des jours en méditation religieuse, aimait rester seul sans parler à personne. J’essayais de gérer, je l’aimais de plus en plus, mais lui ne faisait aucun effort et se mettait en colère dès que je lui faisais des reproches. Tout a une fin. J’ai fini par craquer : je ne supportais plus de souffrir gratuitement. Je lui ai dit qu’on arrête, que ce n’était même pas une relation vu qu’il ne faisait rien. Il a été surpris mais a accepté. Ça a été l’une des pires nuits de ma vie – j’ai souffert comme jamais, je repensais à nous, je regrettais de l’avoir connu après toutes les épreuves qu’on avait traversées ensemble plus d’un an. Deux mois après la rupture, on a tenté une seconde chance. Il a reconnu ses erreurs, disait vouloir avancer. J’aurais jamais dû accepter – je ne le fais jamais d’habitude. Rien n’avait changé. Pire : il me sortait qu’il n’avait jamais voulu reprendre après une rupture, et pendant notre break, il avait recouché avec une ex qui croyait qu’ils étaient de nouveau ensemble et le harcelait. Une histoire à dormir debout. Lui qui jurait n’avoir connu qu’une seule fille dans sa vie me parlait maintenant d’ex… Je pouvais plus supporter toute cette mascarade. J’en pouvais plus, vraiment plus. Je ne lui ai rien dit : j’ai juste arrêté de lui écrire, de lui faire signe. Il a compris mon silence. Ça me fait mal et du bien d’en parler. C’est la première fois que je m’ouvre vraiment. À chaque fois que j’essaie, les larmes montent tellement j’ai eu mal. Moi qui croyais qu’il serait différent des autres… Là, j’essaie de tourner la page, de ne plus penser à lui, mais j’ai peur de me remettre sérieusement avec un homme. Trop de blessures. Je me suis même demandé ce qui n’allait pas chez moi. Ça fait du bien d’en parler à la fin. Je me sens beaucoup mieux. Alhamdulilah…