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Récits

L’âge qui sépare, deux ans de trop, l’amour impossible

Moussa, 24 ans, tombe amoureux d'Amy, 26 ans. Malgré leur passion, l'écart d'âge, perçu comme un obstacle social au Sénégal, conduit Amy à rompre. Moussa se reconstruit et, en apprenant plus tard qu'Amy est mariée, conclut que l'amour peut succomber aux pressions sociales.

Moussamar. 24 févr. 20262min de lecture
L’âge qui sépare, deux ans de trop, l’amour impossible
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C’était un mercredi midi banal à Dakar, 12h30 précises. La faim me sortait du bureau comme un signal d’alarme. Mes collègues avaient déjà déserté pour déjeuner, me laissant seul avec mes tableaux Excel et une pile de rapports en retard. J’ai décidé de filer vers mon refuge habituel, ce petit resto rue Jean Jaurès où l’odeur de la soupe kandia vous attrape dès l’entrée, où le « C’est bon » est toujours copieux et où le thiebou dieun reste une institution sacrée. Je m’installai à une table près de la vitre, commandai mon rituel : « C’est bon » bien chaud et un jus d’orange pressé. La serveuse partit en cuisine. C’est à ce moment que je la remarquai. Deux tables plus loin, une jeune femme seule, élégante, absorbée par son téléphone. Tresses impeccables, peau lumineuse sous la lumière du midi, un petit sourire quand elle scrollait. « Wow… qu’elle est toy », pensai-je, le cœur qui s’accélère déjà. À 24 ans, jeune cadre fraîchement embauché, célibataire assumé et un brin trop sûr de moi, je me fixai un défi stupide mais excitant : aller lui parler, la faire rire, obtenir son numéro. Une conquête de plus ? Peut-être. Mais surtout, ne pas laisser filer une occasion pareille. Mon plat arriva. Je n’en sentis même pas le goût, trop occupé à répéter mentalement mon approche. Finalement, je me levai, plateau en main, et m’approchai avec ce que je pensais être mon sourire le plus charmeur. « Vous ne vous sentez pas un peu seule, chère Mademoiselle ? » Elle leva les yeux, surprise, un sourc

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