Haute Cour de Justice du Sénégal : entre histoire, promesses et défis
La Haute Cour de justice sénégalaise, rarement utilisée, est au cœur d'une promesse politique pour juger d'anciens dirigeants comme Macky Sall pour haute trahison. Sa réactivation soulève des défis sur sa définition légale et son indépendance.

Instituée par l’article 99 de la Constitution sénégalaise de 2001, la Haute Cour de justice (HCJ) est régie par une loi organique. Placée sous la présidence du premier président de la Cour suprême, elle est composée de huit membres, tous juges titulaires élus par l’Assemblée nationale. Cette juridiction, dotée d’un privilège de compétence, demeure cependant rarement sollicitée depuis 1960. Hcj, une promesse électorale « Si Pastef remporte les prochaines législatives, la Haute Cour de justice sera mise en place afin de pouvoir juger les responsables du régime précédent ». Cette annonce a été faite le 8 octobre 2024 par El Malick Ndiaye, devenu président de l’Assemblée nationale. Dans un contexte politique tendu, la proposition de créer cette haute cour, réitérée lors de la campagne législative par Ousmane Sonko, le Premier ministre et leader du parti Pastef, a ravivé le débat autour de la reddition des comptes et de la responsabilité des élites politiques. Pour lui, les précédentes élections du 17 novembre ne sont pas simplement un exercice démocratique, mais un tournant décisif pour asseoir une majorité parlementaire solide, capable de mettre en place la fameuse Haute Cour de justice. « La mise en place de cette juridiction, selon lui, permettrait de poursuivre toute personne impliquée dans des détournements de fonds publics, une démarche qui vise à satisfaire une revendication populaire de transparence et de justice. » Aujourd’hui, soit un peu moins d’un mois après l’install
