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Perspectives

Le miroir marocain : sept jours qui obligent le football sénégalais à se regarder en face

Trois jours séparent l'effondrement du Sénégal face à la Belgique de l'exploit historique du Maroc. La différence ne réside pas dans le talent, mais dans un système que Dakar refuse encore de regarder en face.

Isaacsam. 4 juil. 20261min de lecture
Le miroir marocain : sept jours qui obligent le football sénégalais à se regarder en face
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Il y a des semaines qui valent dix ans d'analyses. Celle-ci en est une.

Le mercredi 1er juillet, à Seattle, le Sénégal mène 2-0 face à la Belgique à un quart d'heure de la fin, puis s'effondre — Lukaku, Tielemans, un penalty à la cent-vingtième minute, et les Lions rentrent à la maison. Le samedi 4, à Houston, le Maroc démonte le Canada 3-0 et devient la première nation africaine de l'histoire à enchaîner deux quarts de finale de Coupe du monde. Trois jours. Deux trajectoires. Et une question que nous ne pouvons plus repousser : pourquoi eux, et pas nous ?

La réponse facile — la malchance, l'arbitre, le penalty de Seattle — a déjà envahi nos conversations. Je propose qu'on la range. Pas parce qu'elle est entièrement fausse, mais parce qu'elle est confortable. Et le confort, en ce moment précis, est notre pire ennemi.

Car voici ce que les révélations de ces derniers jours dessinent, pièce par pièce, et qui dépasse de très loin une minute de déconcentration défensive.

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Discussion

Le talent n’explique pas tout : selon vous, pourquoi le football sénégalais peine-t-il à bâtir un système cohérent alors que le Maroc montre la voie ?

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