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Perspectives

Le meurtre du père : Sonko vs. Diomaye

Le limogeage d'Ousmane Sonko par Diomaye Faye constitue un parricide politique où le fils cherche à s'émanciper sans pouvoir hériter du charisme du père. Privé de la légitimité populaire de Sonko, Faye se retrouve seul face à un peuple qui n'a pas oublié le leader persécuté. C'est la malédiction du parricide : le père meurt institutionnellement mais ressuscite symboliquement.

Dr. Cheikh Tidiane Sow, Coach en Communication Politique.mer. 27 mai 20261min de lecture
Le meurtre du père : Sonko vs. Diomaye

C'est peut-être cela, la véritable malédiction du parricide politique : le père meurt institutionnellement, mais il ressuscite symboliquement. Et le fils qui croyait se libérer se retrouve, pour la première fois, véritablement seul.

Du parricide annoncé à l'accomplissement — réflexions sur la rupture Faye-Sonko

Le 22 mai 2026, un décret présidentiel a mis fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko. Pour qui avait lu les signes, l'acte n'était pas une surprise. Il était l'aboutissement logique d'une dynamique que certains, dont l'auteur de ces lignes, avaient tenté de nommer dans ces colonnes : le parricide institutionnel. Ce texte en est la suite — non pas un réquisitoire, mais une autopsie politique.

Il y a quelques mois, j'écrivais dans ces mêmes colonnes que la relation Faye-Sonko portait en elle les germes d'un parricide institutionnel. J'utilisais alors le mot avec la prudence du métaphoricien, celui qui nomme une structure sans préjuger de son dénouement. Ce dénouement est aujourd'hui advenu, et il commande une relecture.