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Perspectives

Le bras de fer budgétaire de Sonko : quand Pastef défie son propre pouvoir

Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et chef de Pastef, annonce que son parti ne votera pas la loi de finances rectificative 2026, dénonçant un recul social. Ce geste, issu d’un conclave partisan, révèle une fracture inédite au sommet de l’État sénégalais.

Sunulifemer. 21 oct. 20268 min de lecture
Le bras de fer budgétaire de Sonko : quand Pastef défie son propre pouvoir

Le président de l'Assemblée nationale refuse de voter la loi de finances rectificative 2026, dénonçant un recul social. Derrière le geste politique, une fracture inédite au sommet de l'État sénégalais.

Le conclave de la rupture

Mardi, à l'issue d'un conclave réunissant les cadres, les parlementaires et les responsables locaux de Pastef, Ousmane Sonko a choisi ses mots avec la précision d'un homme qui sait que chacun d'eux sera pesé. « Si l'exécutif est raisonnable, nous nous assiérons autour de la table pour trouver un consensus dans l'intérêt des Sénégalais », a-t-il déclaré. Puis la phrase qui fige l'instant : « En revanche, s'il ne fait pas preuve de responsabilité, il assumera la responsabilité du rejet du projet de loi de finances rectificative. » Le président de l'Assemblée nationale venait de signifier que son parti ne voterait pas le texte budgétaire. Un chef de parti majoritaire annonçant, depuis le perchoir de l'institution qu'il préside, qu'il fera tomber un projet de loi porté par l'exécutif. La scène n'est pas une crise de plus ; c'est une configuration que la Troisième alternance n'avait pas encore produite.

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Discussion

Le refus de Sonko de voter la loi de finances rectificative 2026 marque-t-il un vrai contre-pouvoir au sein de Pastef, ou le signe que le parti au pouvoir devient sa propre opposition — et que cela dit-il de l'avenir de la démocratie sénégalaise?