Diomaye renvoie Pastef dans l’opposition
Bassirou Diomaye Faye, après six mois au pouvoir, rompt avec Ousmane Sonko et renvoie Pastef dans l'opposition, perdant ses illusions face à un leader qu'il juge manquant de stature d'homme d'État.

L’ultime «Mortal kombat» d'Ousmane Sonko sera sans doute celui durant lequel il fera face à Bassirou Diomaye Faye. Face à la presse qui recueille religieusement ses saillies, ce 2 juin 2026, il ouvre le feu, étalant de la sorte cette évidence qui l’empêche depuis tout ce temps d’accéder à la magistrature suprême : il n’a pas la stature d’un homme d’Etat ; il manque surtout de classe, cette faculté à inspirer le respect des gens respectables.
Se faire adorer d’un troupeau en faillite morale et intellectuelle est si facile…
Entouré de subalternes en mode sur-obéissance, le gourou du peuple de Pastef menace, juge, absout, bénit ou maudit, selon l’attachement de l’impétrant à son nombril. Là, depuis sa superbe, il squatte le perchoir que El Malick Ndiaye, auquel on n’apprend l’art de deviner les rêves du «patron», s’empresse de céder à son corps défendant après le lui avoir lustré avec dévotion, avant d’aller se cacher dans la dernière rangée de cette Assemblée qu’il présidait jusque-là avec tant de morgue.
En seulement six mois, Diomaye Faye renvoie Pastef dans l’opposition : est-ce la preuve que les promesses révolutionnaires s’effacent toujours face aux réalités du pouvoir en Afrique ?
