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Perspectives

Diomaye n'est pas Sonko ?

Le limogeage d’Ousmane Sonko suggère que Bassirou Diomaye Faye s’éloigne du Projet Pastef au profit d’une gouvernance pragmatique et technocratique. Cette réorientation interroge la volonté de transformation du système, mais appelle une cohabitation institutionnelle pour préserver la stabilité du Sénégal.

Alymana Bathily, SenePlusdim. 31 mai 20262min de lecture
Diomaye n'est pas Sonko ?
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Ni l'affrontement permanent ni la marginalisation réciproque ne serviraient les intérêts du pays. Une formule de cohabitation institutionnelle doit être trouvée.

Le limogeage d'Ousmane Sonko de la Primature et la nomination d'Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô marquent sans doute un tournant majeur dans le régime issu de la révolution de mars 2024.

Depuis plusieurs semaines déjà, des interrogations traversaient l'opinion publique. Elles portent moins sur les relations personnelles entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko que sur l'orientation politique réelle du pouvoir. Les derniers développements semblent leur donner une nouvelle actualité.

Élu sous la bannière du Pastef et porté par une promesse de rupture avec l'ordre politique, économique et diplomatique établi depuis l'indépendance, Bassirou Diomaye Faye apparaît aujourd'hui engagé dans une trajectoire différente. À mesure que s'affirme son exercice personnel du pouvoir, l'image d'un président de transition vers le « Projet » semble céder la place à celle d'un chef d'État soucieux avant tout de s'inscrire dans les continuités institutionnelles traditionnelles sénégalaises.

Dans ce contexte, le « Projet » de souveraineté politique et économique perd sa centralité au profit d’une gouvernance davantage technocratique et libérale, articulée sur les exigences des institutions financières internationales comme le FMI, la Banque mondiale et l’UEMOA.

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