Sénégal
Sunulife · mer. 3 juin 2026 · 2 min de lecture
« Un pays, c’est sérieux ! » : La charge de Sonko contre Diomaye qui ébranle le Sénégal

En bref
Depuis son perchoir de président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a brisé le silence avec une diatribe cinglante contre Bassirou Diomaye Faye. Un avertissement qui résonne jusqu’aux diasporas, où l’unité nationale reste un idéal fragile.
Le 4 décembre 2024 restera une date dans l’histoire politique sénégalaise. Ce jour-là, Ousmane Sonko, fraîchement installé à la présidence de l’Assemblée nationale, a pris la parole pour la première fois depuis son limogeage du gouvernement. Et il n’a pas mâché ses mots. Devant une hémicycle suspendue à ses lèvres, il a lancé une charge d’une violence inouïe contre Bassirou Diomaye Faye, son ancien allié devenu rival. « Un pays, c’est sérieux ! » a-t-il martelé, comme un père de famille rappelant à l’ordre un enfant égaré. Pour comprendre la portée de cette sortie, il faut remonter à la rupture entre les deux hommes. Sonko, figure tutélaire du parti Pastef, avait porté Diomaye à la présidence en 2024, avant d’être écarté du gouvernement dans des conditions encore troubles. Aujourd’hui, il parle depuis le sommet du pouvoir législatif, mais son ton n’est pas celui d’un vainqueur. C’est celui d’un homme blessé, qui voit l’héritage de leur combat commun menacé par des « dérives » qu’il n’a pas nommées mais que tout le monde a comprises. Sonko a appelé le peuple sénégalais à l’unité, « par-delà les clivages », insistant sur l’intérêt général. Mais ses mots portaient une charge émotionnelle que le Sénégal tout entier a ressentie — de Dakar à Thiès, et jusqu’à Paris, Montréal ou New York, où la diaspora suit chaque soubresaut avec une ferveur intacte. « Que vous soyez à Paris, à Montréal ou à New York, ce pays est le vôtre, et son destin vous engage », semble-t-il dire à chaque Séné
