Sénégal
Sunulife · mar. 9 juin 2026 · 1 min de lecture
Patronat sénégalais : « Nous sommes les oubliés des concertations nationales »

En bref
Alors que le pays cherche une issue à la crise multidimensionnelle, le secteur privé — premier employeur et moteur de l'économie — dénonce son exclusion des concertations nationales. Abd'El Kader Ndiaye monte au créneau.
Le patronat sénégalais ne se taira pas. Abd'El Kader Ndiaye, président de la CNES, a haussé le ton face à ce qu'il considère comme un camouflet : l'exclusion du secteur privé des concertations nationales lancées par le pouvoir. Une conférence de presse est annoncée le 18 juin à Dakar, pour dire ce qui fâche. Car derrière les mots, il y a des réalités qui pèsent. Les entreprises sénégalaises — petites, moyennes ou grandes — subissent de plein fouet la dette intérieure, une fronde sociale qui ne faiblit pas, et une absence de visibilité qui paralyse l'investissement. Le dialogue national, censé apaiser, les ignore. Pourtant, ce secteur est le poumon de l'économie. Il emploie, il produit, il innove. L'exclure des discussions sur l'avenir du pays, c'est priver la table d'une voix essentielle. La CNES le dit haut et fort : on ne construit pas le Sénégal sans ceux qui le font tourner. Le 18 juin, les projecteurs seront braqués sur Dakar. Le patronat attend des réponses, mais surtout une place — celle qui lui revient de droit dans le concert national.



