Sénégal
Sunulife · mer. 3 juin 2026 · 2 min de lecture
Pastef : le rêve brisé du changement ?
En bref
Deux ans après leur victoire triomphale, le divorce entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko secoue le Sénégal. Mamadou Lamine Sarr et Pierre-Élie de Rohan Chabot décryptent une crise qui interroge l'avenir du projet Pastef.
Il y a deux ans, le Sénégal vibrait au rythme d'une promesse : celle d'un changement radical, incarné par le Pastef et son duo inséparable, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Aujourd'hui, le rêve semble vaciller. Le divorce, plus que consommé, entre les deux hommes interroge et inquiète. Comment en est-on arrivé là ? C'est la question que posent Mamadou Lamine Sarr et Pierre-Élie de Rohan Chabot, dans une analyse qui sonde les entrailles d'une crise politique qui n'en finit pas de secouer le pays. De l'extérieur, on pourrait croire à une simple querelle de pouvoir. Mais pour qui connaît les arcanes de la politique sénégalaise, c'est bien plus que cela. C'est l'âme même du projet Pastef qui est en jeu. Les deux hommes, qui avaient su galvaniser les foules et incarner l'espoir d'une génération, se retrouvent aujourd'hui face à un blocage qui menace de paralyser l'État. Le Sénégal se dirige-t-il tout droit vers l'impasse ? Les citoyens, qui avaient plébiscité ce changement, regardent, impuissants, leur rêve s'effriter. Au-delà des personnalités, c'est la capacité du système politique sénégalais à absorber les chocs et à se réinventer qui est testée. Dans un pays où l'alternance a toujours été un motif de fierté, cette crise révèle les fragilités d'une démocratie encore jeune. Les voix de Sarr et de Rohan Chabot nous rappellent que, derrière les ambitions personnelles, ce sont les aspirations d'un peuple qui sont en jeu. Que retiendra-t-on de cette séquence ? Peut-être que le changement, pour être durable, doit être porté par des institutions solides, et non par des hommes seuls. Le Sénégal, lui, continue d'avancer, entre espoir et désillusion, cherchant sa voie dans ce tumulte. L'avenir dira si cette crise sera un tremplin ou un tombeau pour le Pastef.



