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Sénégal

Sunulife · mar. 2 juin 2026 · 2min de lecture

Guy Marius Sagna : entre « clarification » et « épuration », le PASTEF sous haute tension

Guy Marius Sagna : entre « clarification » et « épuration », le PASTEF sous haute tension
En bref

Le député panafricaniste oppose une « Afrique digne » à une « Afrique indigne », et voit dans la crise interne du parti une occasion de renouveau. Mais ses mots tranchants n'apaiseront pas les fractures.

Sur Facebook, Guy Marius Sagna a choisi ses mots comme on plante un drapeau. Dans une publication qui a secoué la toile sénégalaise, le député panafricaniste oppose ce qu'il nomme « l'Afrique digne » à « l'Afrique indigne », et place la crise interne du PASTEF sous cet éclairage impitoyable. Pour lui, le moment est venu d'une « clarification » — mais aussi d'une « épuration ». Deux termes qui, sous sa plume, ne sont pas des appels à la division, mais des actes de purification politique. Il ne s'agit pas de régler des comptes, dit-il en substance, mais de trancher dans le vif pour que le parti retrouve sa colonne vertébrale. Ce faisant, Sagna ne parle pas seulement du Sénégal. Il inscrit le débat dans une géographie plus large, celle d'une Afrique en lutte contre ses propres compromissions. L'« Afrique indigne », pour lui, c'est celle des renoncements, des alliances contre nature, des silences complices. L'« Afrique digne », celle qui ose, qui refuse, qui construit. Au sein du PASTEF, les lignes bougent. Depuis l'accession au pouvoir, le parti d'Ousmane Sonko cherche son équilibre entre l'idéal révolutionnaire et les compromis du gouvernement. Les mots de Sagna résonnent comme un avertissement : la discipline ne suffit pas, il faut une âme. Reste à savoir si cet appel sera entendu. Dans un parti où les sensibilités s'entrechoquent, la « clarification » peut vite devenir exclusion, et l'« épuration », fracture. Mais Guy Marius Sagna, lui, a choisi son camp : celui d'une Afrique qui ne transige pas.