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Sénégal

"Coup d'État institutionnel" à l'Assemblée, l'opposition sonne l'alarme

Aissata Tall Sall dénonce un "coup d'État institutionnel" après la tentative de réintégration d'Ousmane Sonko à l'Assemblée, invoquant des violations constitutionnelles. Elle appelle le président Diomaye Faye à saisir le Conseil constitutionnel pour stopper ce processus jugé illégal et dangereux pour la stabilité des institutions.

SenePlusmar. 26 mai 20262min de lecture
"Coup d'État institutionnel" à l'Assemblée, l'opposition sonne l'alarme

Aissata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire d'opposition Takku Wallu Sénégal, a qualifié de "coup d'État institutionnel" la tentative de réintégration d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale. Dans une déclaration solennelle ce lundi 25 mai, elle appelle le président Bassirou Diomaye Faye à saisir le Conseil constitutionnel pour bloquer ce processus qu'elle juge illégal.

Convoqués dans l'urgence un dimanche après-midi de Pentecôte, les membres du bureau de l'Assemblée nationale ont découvert un ordre du jour explosif : la démission du président El Malick Ndiaye, une instruction sur les modalités de réintégration d'un député, et surtout le retour annoncé d'Ousmane Sonko dans l'hémicycle. Face à la presse ce lundi, Aissata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, a dénoncé une série de violations constitutionnelles et réglementaires qui menacent, selon elle, l'équilibre institutionnel du pays.

"Ce que nous sommes en train de faire, ce n'est pas juste un exercice protocolaire où un groupe parlementaire vient se prononcer sur une situation à l'Assemblée nationale. Loin de là. L'exercice que nous voulons faire avec vous est un exercice républicain extrêmement important, un exercice de clarification, mais surtout un exercice d'alerte", a déclaré la parlementaire, citant Victor Hugo sur le devoir d'être "serviteur du droit" et "esclave du devoir".

Discussion

"Face aux convocations WhatsApp et aux réintégrations express, peut-on encore parler de simple jeu politique ou assiste-t-on à une normalisation des coups d’État institutionnels en Afrique ?"