Foi
Sunulife · dim. 11 oct. 2026 · 1 min de lecture
Familles où l’on prie différemment : s’aimer et se respecter

Le dimanche matin, à Ziguinchor, la cour de la paroisse se remplit de familles. Une femme en boubou sort de la messe et retrouve son mari, qui revient de la mosquée du quartier. Ils échangent un sourire, puis rentrent ensemble préparer le repas. Sur le groupe WhatsApp familial, une sœur de Paris envoie un vocal : elle raconte la fête de Pâques chez elle, et demande des nouvelles du korité. Personne ne cherche à convertir personne. On partage, on plaisante, on s’aime. C’est cette vie-là que les textes bibliques éclairent.
L’amour dont parle saint Paul n’est pas un sentiment vague. Il est patient, il rend service, il ne se vante pas, il ne s’enflamme pas pour un rien. Dans une famille où l’un prie à l’église et l’autre à la mosquée, cet amour se traduit par des gestes très simples : ne pas se moquer de la prière de l’autre, ne pas imposer ses horaires, ne pas faire de la foi un sujet de dispute. La charité véritable ne cherche pas son propre intérêt ; elle supporte, elle espère, elle tient bon.
