Foi
Sunulife · mar. 13 oct. 2026 · 2 min de lecture
Enfants confiés : la tendresse comme responsabilité
Le téléphone sonne un mardi soir. C'est ta sœur de Paris : elle t'annonce qu'elle envoie son fils de douze ans passer l'année scolaire à Dakar. Tu dis oui, parce que c'est la famille. Puis tu raccroches, et la maison semble soudain plus grande. Il y a la chambre à réaménager, l'école à trouver, les repas à prévoir, mais surtout une question silencieuse : comment être à la hauteur sans étouffer l'enfant, sans le traiter comme un invité permanent ni comme un fardeau ?
Le Coran, dans la sourate An-Nisa, énumère des liens de proximité qui ne se limitent pas aux parents. Il mentionne les orphelins, les nécessiteux, le voisin proche et le voisin éloigné, le compagnon de route et le voyageur. La bonté y est présentée comme une attitude envers ceux qui nous sont proches, mais aussi envers ceux qui arrivent de loin. L'enfant confié est un peu des deux : il est de la famille, et il est un voyageur qui débarque dans une maison qu'il ne connaît pas encore. Le verset rappelle que cette bonté n'a pas de frontière rigide.
Un autre passage, dans la sourate Al-Insan, décrit des croyants qui nourrissent le pauvre, l'orphelin et le prisonnier. Ce geste est accompli par amour, sans attendre de retour. Ce détail est précieux pour les familles qui accueillent un enfant : la tendresse ne se négocie pas contre des services rendus. L'enfant confié n'a pas à rembourser l'hospitalité par des notes excellentes ou une gratitude permanente. Il est accueilli pour lui-même.