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Sunulife · jeu. 8 oct. 2026 · 2 min de lecture
Semences africaines : quand Addis-Abeba pose la première pierre de notre souveraineté alimentaire

Addis-Abeba n'est pas seulement la capitale politique de l'Afrique. C'est aussi le lieu où, parfois, se joue notre assiette de demain. Ce jour-là, dans l'enceinte de l'Union africaine, l'ambassadrice Selma Malika Haddadi, vice-présidente de la Commission, a pris la parole au nom du président Mahmoud Ali Youssouf. Derrière les protocoles et les communiqués, un enjeu colossal : la semence, ce petit objet que l'on confie à la terre et qui décide de tout — de notre autonomie, de notre dignité, de notre place dans le monde. Pour le lecteur de la diaspora, qu'il soit à Paris, à Montréal ou à New York, ce sommet n'est pas une abstraction. Chaque fois que vous achetez un sac de riz importé, chaque fois que vous cherchez du mil, du fonio ou du niebé dans les rayons d'une épicerie exotique, vous touchez du doigt la même question : qui contrôle ce que nous mangeons ? L'Afrique importe encore massivement ses semences et ses denrées de base. Ce sommet rappelle que la réponse ne viendra pas de l'extérieur, mais de nos laboratoires, de nos champs, de nos universités — et de notre capacité à transformer nos savoirs endogènes en politiques publiques. Le choix de confier l'ouverture de ce sommet à une femme, diplomate aguerrie, n'est pas anodin. Selma Malika Haddadi incarne cette Afrique qui ne demande plus la permission de penser son agriculture. Elle a rappelé, avec la sobriété des grandes voix, que la sécurité alimentaire est une question de souveraineté, pas de charité. Les semences paysan