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Sénégal

Sunulife · dim. 24 mai 2026 · 2min de lecture

Pastef : El Hadji Moussa Gueye écarté, Ousmane Sonko seul en piste pour la présidence

En bref

La Haute Autorité de Régulation ferme la porte à la candidature de Gueye. À la veille des échéances électorales, Sonko se retrouve plébiscité par défaut. Cette unanimité forcée interroge sur la vitalité démocratique du mouvement.

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La décision est tombée comme un couperet sec : la Haute Autorité de Régulation du Pastef a rejeté la candidature d’El Hadji Moussa Gueye. Motif invoqué : la non-conformité de ses cotisations. En un souffle, Ousmane Sonko se retrouve seul prétendant à la présidence du parti. L’homme qui incarne la rupture se prépare désormais à une élection sans adversaire, à l’instant même où le pays bascule vers des rendez-vous politiques majeurs. Pour un mouvement qui a bâti sa légitimité sur la parole libérée et le renouvellement des pratiques, ce scénario inhabituel soulève plus d’une question. À quoi bon une élection sans choix ? Peut-on parler de démocratie interne quand la compétition s’éteint dès le seuil ? Les observateurs y voient un test précoce de la culture politique que le Pastef entend incarner. Le rejet de Gueye, simple formalité budgétaire ou verrou opaque, rappelle les zones d’ombre qui entourent encore la gestion des partis au Sénégal. Le temps politique, lui, n’attend pas. Tandis que Sonko se prépare à une investiture sans suspense, l’arène nationale retient son souffle. Les prochaines élections approchent, et avec elles la promesse de refondation portée par le parti. Mais le vide laissé par l’absence de débat pourrait creuser un malaise plus profond. Loin des foules électrisées, cette présidence par défaut interroge sur la robustesse du socle militant. Une chose est sûre : à l’heure des choix décisifs, le Pastef se découvre fragile, tout en avançant uni — comme si l’unité devenait le masque de l’incertitude.