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Sénégal

Sunulife · dim. 24 mai 2026 · 2min de lecture

153 soldats sénégalais en partance pour la Guinée-Bissau : une mission de stabilisation sous le signe de la fraternité ouest-africaine

En bref

Ce vendredi, à la base militaire de Thiès, le drapeau a été remis au 5e détachement sénégalais de la Mission d’appui à la stabilisation en Guinée-Bissau. Un départ imminent pour une opération qui mêle préparation intensive et engagement régional.

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Ce vendredi, sous le soleil de Thiès, le 5e détachement sénégalais de la Mission d’appui à la stabilisation en République de Guinée-Bissau a reçu son drapeau. Cent cinquante-trois militaires s’apprêtent à rejoindre leur voisin bissau-guinéen, non pour le suppléer, mais pour l’épauler. Une mission de la CEDEAO qui dit beaucoup de la solidarité ouest-africaine et du rôle central du Sénégal dans la stabilité régionale. Le lieutenant-colonel Boubacar Touré, commandant du détachement, a détaillé la composition du contingent : un état-major, trois sections motorisées et une section d’appui. Parmi eux, une seule femme, médecin du détachement — une présence féminine encore modeste, mais significative dans un corps où la mixité progresse lentement. La préparation, entamée le 7 avril au Centre d’entraînement tactique Capitaine Mbaye Diagne, a été intensive. Après les formalités administratives et médicales, les soldats ont renforcé leur cohésion au Centre d’entraînement Abdoulaye Ngom de Thiaroye. Là, ils ont travaillé le combat en zone urbaine, en forêt, et le tir au combat. « Tout le monde ne se connaissait pas forcément au départ », a souligné le commandant Touré, insistant sur l’importance de cette phase pour souder un groupe issu de différents corps. De retour à Thiès, le module OPEX a parachevé la formation : escortes de convois, sécurisation d’autorités, checkpoints. Des compétences qui seront mises au service de patrouilles conjointes avec les forces bissau-guinéennes et les contingents nigérian, ghanéen et ivoirien déjà sur place. Le Sénégal réaffirme ainsi son engagement pour une Afrique de l’Ouest stable, où la sécurité se construit ensemble, pas en solitaire.